Affichage des articles dont le libellé est Claude Riehl. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Claude Riehl. Afficher tous les articles

11.20 - piailleries sur vert bariolé






 
Me contraignant à sourire :
« Bon, alors : ‒ » ;
la porte fit clic et clac puis le chat qui tip et tap ;
je contemplai, la tête vide,
le rectangle de bois noir mouillé :
une porte, une porte ;
ah, pouvoir se targuer d’une porte !
Cette image et ce mot tournèrent avec moi autour de la maison,
firent le tour du minuscule parterre de gazon,
à travers les semelles on sentait le gravier acéré,
l’occultation à droite était parfaite,
et de nouveau < une porte > ;
j’entrai par ma porte,
soulevai le verrou que j’avais bricolé avec du fil de fer,
le remis et m’assis à ma table :
si je veux, je peux lui graver un « L » sur la patte arrière droite,
ni Dieu ni maître
(mais ça lui ferait mal ;
alors plutôt me le graver à moi
sur la patte arrière droite).



c l a u d e r i e h l a r n o s c h m i d t



14.56






des buissons ornés d'un reste de pluie fraîche ;
et peuv recom à fumer


c l a u d e r i e h l a r n o s c h m i d t



17.20 - the angles right, it's 'ere tonight, in quiet streets (sleaford mods)






Selma donc, comme dit,
tout organdi caillebotté, plein soleil,
me saisit les mains d'un geste contraint,
nous nous tripatouillons les doigts,
à ma grande surprise mon cœur aussi se mit au trot,
et enfin, laissant de côté tous les Oghams et Futharks,
nous nous l'avouâmes franchement :
combien nous étions mignons ensemble, etcetera.


a r n o s c h m i d t c l a u d e r i e h l


 

13.57 - des formes venteuses






Des formes venteuses faisaient des glissades : de longues traces dans l'herbe.
Tapaient des buissons ; (qui sjetaient en arrière de temps à autres.)
Sifflaient sur des branches - :
vis=à=vis en haut les couronnes des arbres clairsemés s'écartaient -


a r n o s c h m i d t c l a u d e r i e h l



13.51 | 13.52







j’ai vu qu’on a vite fait de franchir les frontières du Beau,
et qu’on se précipite à tombeau ouvert dans le pays du saugrenu.


a r n o s c h m i d t c l a u d e r i e h l


 

16.21






ça doit être difficile
pour qui est confronté à la réalité au jour le jour
de croire au pouvoir de...
disons...
l'imagination

a r n o s c h m i d t c l a u d e r i e h l



12.14






Plutôt un ciel sans Dieux que sans nuages !


a r n o s c h m i d t c l a u d e r i e h l


 

12.13






Pour moi un paysage doit être plat,
étale, sur des kilomètres,
la lande, la forêt, les prairies, la brume, le silence.


a r n o s c h m i d t c l a u d e r i e h l


 

14.40





toujours en suivant les panneaux bleus et rouges
(garder un œil vigilant sur les paysages)

a r n o s c h m i d t c l a u d e r i e h l




17.39







La baignade de Klappendorf .
Piailleries sur vert bariolé
(: 'Tu es tout pour moi, car je n'aime que Toi : Micaé-là-a-a'),
dans la lumière de l'après-midi.

a r n o s c h m i d t c l a u d e r i e h l


.. le rat-kangourou passe plus de temps sous-terre les nuits de pleine lune ..



00.31






00.28









H O T E L   D    L  E U R O P E








..









22.25





 






08.06




 





00.27










19.24



 





19.07



 




Donc rester assis.
Survoler des yeux écarquillés les plate-bandes d’idées.

 
 - c l a u d e r i e h l a r n o s c h m i d t -

 

30 mars 2018






Le sondable, le tamiser en mots ;
l'insondable, le tourner en dérision :
un arbre se tordit dans ce lieu désert ;
ça lui retourna toutes les feuilles ;
des oiseaux noirs sortirent des branches et lancèrent des invectives ;
contre le ciel et ses jaillissements ininterrompus.

Arno Schmidt - traduction Claude Riehl


 

27 mars 2018






Nous nous affairions ainsi dans l'azote avec des gestes anaérobies (il y en eut un à l'instant même qui confirma solennellement avec un beau long signe des bras), nous, sur le fond de notre étang d'air, et les arbres oscillaient aquaplantiques. Ma chaussure gauche me regardait froidement avec sa rangée d'œillets.
Arno Schmidt - traduction Claude Riehl
 

27 janvier 2018






Seules les lampes veillaient encore :
nous, venus chercher conseil auprès de la princesse d’Ahlden.
Le vieux blason de la lune était aussi suspendu au-dessus du château.

Arno Schmidt - traduction Claude Riehl



27 novembre 2017






Le coin de lune fut enfoncé dans un nuage,
qui s’écartela lentement ;
une lumière ténue,
margarinienne,
tomba sur la photo de sous-officier à côté de la porte

Arno Schmidt - traduction Claude Riehl


01 novembre 2017






Une fois de plus : le soleil se dissout en nuages gris.
Le vent s'esquive et s'endort profondément.

Arno Schmidt -traduction Claude Riehl